Le Distrait

Les distraits sont une espèce ( humaine ) quelque peu à part. Une espèce divisée en plusieurs sous-espèces. Il y tout d'abords les extrèmes, autrement nommés les reconnaissable pour la bonne et simple raison qu'ils le sont extrêmement. On remarque tout de suite, par exemple, un homme qui n'a mis qu'une chaussette, ou qui, sous une ondée particulièrement insistante, se promène la canne dressée au dessus de sa tête, en guise de parapluie. On voit aussi immédiatement que quelqu'un est distrait quand il a confondu son pardessus et son peignoir rose-jambon-de-bayonne. Ses gens-là sont capables de tout, involontairement bien entendu. Ils sont capables de rentrer d'un séjour à Rome, d'arriver devant la porte de leur appartement de Paris et de se rendre compte que la clef qu'ils ont n'est pas celle de leur logis, mais celle de la chambre du Coliseum Hotel. Ce qui, nous en convenons, pose un problème léger.
La seconde catégorie, dont je fais partie, est celle du distrait léger. Soit il commet de nombreuses bévues qui ne sont pas spéculaires et vite oubliées, soit il en fait peu, mais de belles ! J'oscille pour ma part entre les deux.
Cette faculté de distraction est très souvent couplée avec le "ça n'arrive qu'à moi ce genre de chose". Je fournis un exemple : un restaurant. Il y a pourtant des dizaines de carafes identiques, et pourtant la seule ayant un manche défectueux atterrit sur la table du prédestiné. De plus, j'ajoute qu'il est physiquement prouvé que ce sera le susnommé et personne d'autre qui saisira la carafe, toujours aussi galant, et servira sa voisine en tenant le récipient au dessus d'une assiette. Et c'est uniquement à ce moment-là que la carafe décidera de se séparer du manche qui restera benoîtement dans la main du pauvre innocent, tandis que la carafe, elle, ira certainement se briser sur l'assiette, qui éclatera en mille morceaux éparses, broyée par le poids de l'eau.
Parce que je sens que vous éprouvez un plaisir sadique à en lire, je vais vous citer d'autres exemples authentiques de distraction fortes ennuyeuses. Imaginez-vous que c'est le milieu de la nuit ( autrement dit six heures du matin ). Vous devez cependant vous lever pour vous rendre au Gymnase. Avant cela, vous voulez prendre une douche, quoi de plus normal. Seulement, votre père s'étant levé avant, il a déjà utilisé la douche qui est, par conséquent, mouillée. Mais cela vous ne le noter qu'a travers les brumes du sommeil interrompu. Donc, si vous êtes un distrait léger, vous vous dévétez, et entrez dans la douche. Et c'est uniquement les deux pieds sur le sol humide d'eau et de savon, que vous réalisé que vous avez ôté tout vos effets, sauf... les chaussettes ! (authentique, hélas pour mes chaussettes)
Autre exemple : je rentre de Lausanne en train, mon violon à la main. Arrivé à destination, je descend du train mon sac sur l'épaule et une fois sur le quai, enfer et putréfaction, je réalise que j'ai laissé mon précieux dans le train ! Ne faisant ni une ni deux, je calcul mentalement, préfères-je rester ici et voir mon violon s'en aller dans la voiture de deuxième classe ? Ou préfères-je sauter à nouveau dans le train et me retrouver à la gare suivante, reprendre un train dans le sens contraire et, au pire, avoir un retard d'une demi-heure ?
Mon choix est vite fait. Je bondi sur le marche pied et retourne tranquillement, tandis que le train démarre, à la place que j'occupais, retrouve mon instrument et m'assoit soulagé jusqu'à ce que... je réalise que, pour bondir plus lestement sur le march-pied, j'avais, sans y penser, ôté de mes épaules mon sac à dos que j'avais laissé sur le quai de la gare. Fort heureusement, je l'ai rapidement retrouvé aux objets-perdus ( retrouvés aussi, mais perdus en premier lieu ) moins d'une heure après.

# Posté le mardi 22 janvier 2008 10:27

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 01:04

Mike Huckabee et les élections présidentielles américaines

Rien n'est encore joué aux Etats-Unis d'amérique. La concurrence est rude entre Mitt Romney, Hilary Clinton Mike Huckabee, Barack Obama et John McCain. Mike Huckabee, par exemple, bien que battu en Caroline du Sud, ne s'avoue pas vaincu pour autant. Au pays du créationnisme, les conservateurs ont la vie dure. Plus dure que les dinosaures dont ils doutent sans doute encore de l'existence. Il est bien entendu que les fossiles ne sont que le résultats de phénomènes géologiques troublants, et que les squelettes de reptiles préhistorique entreposés dans les muséums ne sont que des affabulations de scientifiques douteux à la Frankenstein - moins les boulons qui sortent du crâne.
Qu'attendre donc de ce joyeux zigomar de Huckabee, qui désire changer la Constitution américaine pour lutter contre l'avortement ? Peut-être qu'il compare l'homosexualité à la bestialité...ou qu'il estime que combattre la pauvreté n'est pas l'affaire du gouvernement. L'affaire de qui, donc ? Des pauvres bien évidemment. S'ils sont pauvres, ils ont bien entendu décidés de l'être. Mais si le gouvernement ne doit pas combattre la misère, que doit-il faire ? Leur donner un toit, à manger, des vêtements ? Pourquoi tant de choses ? Il suffirait de ne plus les montrer. Et puis d'ailleurs ont ne paie pas les présidents américains pour réfléchir, on les paie pour agir ! On l'a bien vu avec ce cher et adulé président Bush, qui n'a jamais su faire la différence entre le Kurdistan, le Turkménistan et la Ruedustand. Mais, dans sa position, la géographie est bien évidemment inutile. Pour ce qu'il fait, c'est inutile. Mais d'ailleurs, que fait-il, le président des Etats-Unis ? Pense-t-il ? Non. Réfléchit-il ? Non. Travaille-t-il ? Bien sur que non ! Alors, sabre de bois, que fait-il, ce joyeux drille-là ? Eh bien il règne, mon prince, il règne.

# Posté le lundi 21 janvier 2008 14:54

Fidel Castro, surnomé "Le Pécari de Cuba", se rapproche du pouvoir quitté.

"Jadis, le Nouveau Monde ne possédait aucune animal de la famille des procins. il peut se flatter d'en avoir un aujourd'hui, et pas depuis hier." Ah ça, il peut s'en flatter ! Et ajoutons aussi "Le pécari, au départ, n'était qu'un porc". A présent, c'est un porc barbu. Bienvelu au club !
Le pécari ( mot caraïbe qu'on peut traduire par Pécari ) ici décrit est dit "à collier" : il a le corps épais, une forte tête et une pelage de soie sombre. De plus, il porte une crinière proéminente et, sous la gorge, une frange de poils épaisse ( poil au faciès ). Notons aussi son groin dans le prolongement du front qu'il fourre partout, surtout chez les autres. Goinfre comme un porc, il a infesté le sud-est des Etats-Unis, l'Amérique centrale et une partie de l'Amérique du Sud, dont la colonie soviétique de Cuba qui, bizzarement, fut jadis un protectorat américain, habité alors par un cochon domestique et corrompu : le Batista. Pauvres cubains qui tombèrent de Caraïbes en Scylla avec ce pécari dont les formes rondouillardes et la hure de bon fakir cachent en fait un fumeux prédateur !
Vivant dans les forêts sous la conduite d'un vieux mâle, ils sont fins et rusés. Voilà en effet des champions de la guérilla, qui pratiquent l'embuscade mieux que des "companeros". Possédant un mystérieux moyen de correspondre entre eux, il s'avertissent que l'ennemi a franchi leurs frontières. Un homme attaqué par une bande a peu de chances d'avoir la vie sauve.
Carnivores autant qu'herbivores, lorsqu'ils pénètrent sur un terrain, ils le labourent littéralement afin de dévorer tout ce qui peut l'être. Ces saccageurs sont aussi des militaires dans l'ame, à l'instar de leur cousin le Sanglier. Quand ils sont en campagne, ils placent des ronces autour de leurs bauges - comme les soldats fortifient tranchées de barbelés - et il y a toujours deux ou trois vieux mâles malins pour monter la garde. A la moindre alerte, ils ouvrent le feu - euh pardon, leur geule, pour faire "groïnk groïnk" ( en espagnol ) et rameuter la meute. Dotés d'une très bonne vue, ils vivent surtout la nuit, profitant de l'obscurité pour surprendre leurs victimes.
C'est du joli !
Au sein du bataillon, tout est réglé comme du papier à musique militaire. Le vieux mâle est tout à la fois le chef militaire et l'objet d'un respect quasi religieux : si un jeune mâle tente de détrôner l'abbé des cochons, il est violemment agressé par le troupeau tout entier, puis abandonné comme chez les loups. Le pécari est un loup pour le pécari. Et un vieux leader est aussi difficile à déloger qu'un Ours-chef gâteux en pays URSSien.
La comparaison de s'arrête pas là : ces cochons sauvages ont aussi adopté une sorte de collectivisme, et il ne fait pas bon être dans l'opposition quand on vit chez eux. Si toutes les proies sont mises en commum après la chasse, les plus belles vont comme toujours au plus gros. Et les petits, ils font tintin ( et les Pecaros ).

Porc-Scriptum : Assez de calembours, porca miseria !

("Ces Grandes Gueules qui nous gouvernent", Ricord, Morchoisne, Mulatier & Rampal )
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# Posté le dimanche 20 janvier 2008 09:52

Modifié le mardi 22 janvier 2008 00:58

La rubrique du dimanche

La locution latine de la semaine

Vanitas vanitatum, et omnia vanitas
Cette locution se traduit par "vanité des vanités, et tout est vanité". C'est en fait la première phrase de l'Écclésiaste, dont les différents chapitres sont une paraphrase de cette idée. Cette phrase nous rappelle le nombre parfois déroutant de platitudes et de facilités dans lesquelles nous nous laissons parfois glisser sans nous en rendre compte tout au long d'une vie.
"Que de gens, dans notre monde de petites vanités ridicules, nous rappellent ce ridicule aubergiste d'opéra qui se glorifie de ce que Louis XIV, le grand roi, a eu la bonté de lui adresser ces magnanimes paroles : « Monsieur Sansonnet, vous avez là une drôle de perruque ! » Pitié que tout cela ! Vanitas vanitatum !"
Champagnac

La phrase philosophique profonde du jour

"On peut se demander si les pieds ont une quelconque utilité quand on constate qu'un unijambiste est capable de se déplacer plus vite qu'une chaise."

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 05:22

Le Sarkozis Louisquatorzus

Lorsque l'huissier annonce : "Messieurs, la Cour !", tout le monde se lève, même aux Assises (rire), tandis qu'entrent dans la salle le Président et ses péonnes.
Une autre cour, côté jardin, fut celle qui s'empressait autour du Roi, lequel criait "petits petits !" en semant à tout vent des poignées de privilèges que picoraient avidement ses emplumés de courtisans.
De là, il n'y qu'un pas tout naturel jusqu'à la Basse-Cour, qui n'est pas plus basse que les deux autres, ni mieux élevées d'ailleurs malgré l'élevage qu'on y pratique, mais tout à fait comparable. Avec ses beuglements, ses roucoulades, ses combats de chefs qui se volent dans le plumes, se bouffent le bec, font la roue, sont en rut, font la cour, se font la gueule, se fendent la gueule, se la cassent, nous les brisent, font partout, gloussent de joie, moussent d'effroi, poussent des cris, toussent de rage, tous les même, et finissent inéluctablement à la casserole.
Ce qui nous amène maintenant bien évidemment à celle de France, maintenant dirigée par un représentant de l'espèce des Sarkozis Louisquatorzus qui, s'il n'a pas le nez bourbonien de son illustre prédécesseur, a la même manie de pratiquer avec une régularité et une constance déroutante le "Ma vie privée ne vous regarde en rien, mais cela ne vous empêche pas de la regarder" à grand renfort de premières pages.
Cependant, si son divorce a fait la une de toute les feuilles de choux (farçis), son mariage a été célébré dans la plus stricte intimité et même la presse (hydraulique) n'a eût à se mettre sous la dent de la mâchoire supérieur, et sur celle de la mâchoire inférieure (c.q.f.d) que des rumeurs éparses et vagues. D'ailleurs c'est une affaire qui en fait.
Peut-être le monarque estime-t-il qu'un mariage si proche d'un divorce, ou le contraire, serait mal vu, comme de bien entendu. Paradoxalement, le couple Bruni-Colas se laisse voire. À Euro-Disney qui, avouons-le, est une destination de premier ordre dans une France au patrimoine culturel plus chargé que les locaux de la sécurité sociale. Rappelons à ce propos la truculente anecdote suivante : les deux tourtereaux se promenaient entre les Mickeys géants et autres blagues quand il se trouvèrent face à Blanche-Neige et ses 7 inséparables. Le président et sa compagne citadine traversèrent tout deux cette populace, main dans la main. Une fois sorti de la foule, ce n'était plus le président miniature qui tenait la main de Carla Bruni, mais Grincheux, tout étonné de se trouver la main dans celle d'une femme à qui ont n'a point trop envie de voler l'amant, sous peine de se retrouver ilico dans le collimateur meurtrier du premier nain de France.
Bref, on va jusqu'à raconter qu'une fois Nicolas fondu dans les 7 diminués verticalements, sa douce passa plus d'un quart d'heure à quatre-pattes pour le retrouver. Elle avait, auparavant, bien essayé de repérer une tête qui dépassait, mais la seule dans cette situation était celle de Blanche-Neige.
Elle le retrouva finalement en se décidant à crier haut et fort "Vive les immigrés!" ; ce fut le seul qui trépignait de rage en frappant un sol qui ne lui avait rien fait et qui, de plus, était celui de sa patrie, d'un pied rageur. A faire pâlir de jalousie l'ignoble Iznogoud.
On rappelle d'ailleurs bien souvent les points communs de ces deux zigotos-là, en omettant pourtant de mettre le doigt sur la grande différence qui sépare le vizir de l'ex-ministre : si Iznogoud n'est pas devenu calife à la place du calife, Sarkozy, lui, est président. Cela ne prouve pas qu'il soit mieux que son confrère de Bagdad. Enfin contrairement au Vizir, il n'empalait pas ( de son projet ).

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 04:25

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 05:32