Le respect de la médiocrité est une faiblesse qui ne peut honorer que les médiocres eux-mêmes.
Les gens ont trop tendance à penser que "ouverture d'esprit" signifie devenir un gouffre engloutissant tout ce qui se présente. Au contraire, un esprit ouvert c'est un tamis, un crible dans lequel tout entre mais dont peu de choses ne ressortent.
L'humanité est un petit gamin capricieux et le progrès est son jouet.
Si l'homme descend du singe, alors le singe peut avoir honte.
L'égalité et le conformisme sont deux frères dont on ne distingue hélas plus la parenté. A tel point que l'on vénère l'une en s'insurgeant contre l'autre.
On a fait tous les hommes égaux et sans le savoir on a donné à l'humanité des aires de troupeau de mouton.
La croyance profonde, celle qui est véritablement encrée en un être est indissolublement liée à l'espérance. Un homme qui croit vraiment n'est rien d'autre qu'un homme qui espère.
La négation d'un absolu de la beauté et la prônerie d'une beauté relative sont les symptômes les plus alarmants du cancer de notre civilisation.
Je ne peux m'empêcher de sentir dans le concept même de la démocratie comme une certaine volonté de donner du pouvoir aux imbéciles qui composent généralement ce que nous appelons avec pudibonderie la "majorité".
L'honnêteté de la mauvaise foi est la meilleur manière de contestation qui soit au monde.
La croyance au progrès, c'est un relâchement. Les progressistes sont des chevaux à la vision étriquée par deux oeillères.
La vulgarité, hideuse bête au ventre mou, se vautre avec complaisance dans la mollesse de notre siècle.
Aujourd'hui, plus rien n'est mauvais et tout ce vaut. C'est le consternant résultat de l'imperturbable glissement de l'humanité dans le bourbier permissivité absolue.
Rien n'est plus risible que de croire que seul l'effort est important. Si le résultat est médiocre, il n'est pas permis de louer l'effort qui n'aura été qu'improductif et uniquement bon à pousser celui qui l'a fait faire l'étalage complaisant de son propre échec.
Le mépris est une vertu quand il est justement inspiré par la médiocrité.
La religion prisée à notre époque est la science, qui inflige à ses adeptes le culte utopique et obsessionnel du progrès dont l'existence est encore plus incertaine que celle de Dieu.
mrsonge
17 ans
Montreux
Suisse
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